VINCENT, LE COMMENCEMENT.
Note de l’auteur : Tout d’abord je me présente. Je m’appelle Guillaume et j’ai 23 ans au moment où je commence à écrire. J’ai toujours su que j’avais quelque chose à réaliser mais je n’ai jamais osé m’y mettre par peur d’échec. Aujourd’hui j’ai décidé d’avoir confiance en moi et voila je m’y mets. J’espère que ceci vous plaira et n’oubliez pas, ce n’est que le commencement de la saga. Je tiens à signaler que toutes ressemblance avec des faits et des personnages existants n’est que pure coïncidence. Certaines villes existent mais les noms de rues et bâtiments qu’elles comportent sont imaginaires.
FOURNEZ Guillaume
Chapitre 1 : Le temps de l’enfance.
Tout a commencé ce jour du 17 juillet 1983. Mme Vaudrant Elisabeth se trouve sur un lit d’hôpital, 15 jours avant la date prévu. L’accouchement devait se dérouler début aout mais ce matin, alors qu’elle rentrait de faire ses courses, ce qui l’attendait à son retour au 15 route des Glycines à Ames, le domicile qu’elle occupe avec son mari Eric depuis deux ans, a déclenché chez elle la sorti un peu prématuré de l’enfant qu’elle attend.
« Oui bonjour c’est pour quoi ? »demande l’infirmière.
« Un accouchement ca se voit non ?, répond Eric, ma femme vient de perdre les eaux ».
« Ok ne vous inquiétez pas ca va bien se passer, Madame vous vous sentez comment ? ».
« Ca peut aller, et toi barre toi je ne veux pas que tu assiste. »
La dessus Elisabeth est emmené en salle d’accouchement et ressort trois jours plus tard de l’hôpital avec le petit Vincent.
Eric se trouve la à la sortie, la main appuyé sur le capot de la 205 et lui dit :
« Bon je te ramène à la maison. »
« D’accord mais tu as de la chance que le petit soit la sinon je serais partie. »
« Ouais ouais allez oublions ça et rentrons. Tu me remercieras un jour. »
« Ne t’inquiète pas ce ne sera jamais oublié. »
Et la dessus elle monte dans la voiture sans ajouter une parole de plus.
A la maison c’est la fête toute la famille est réuni pour célébrer l’arrivé du nouveau né.
Les cadeaux s’amoncellent partout dans l’habitation et Elisabeth ne sait plus où donner de la tête.
Toujours les mêmes questions « alors ca été ? » « Il pèse combien ? » qui lui reviennent sans cesse aux oreilles.
Enfin 22 heures tout le monde est partie.
Elle décide de se coucher dans la chambre du petit.
Eric arrive, l’air innocent, prend le petit dans ses bras.
« C’est vraiment le portrait craché de son père ».
« Oui mais j’espère qu’il n’aura de toi que le physique… ».
« Allons voyons oublions cette histoire, je ne la verrai plus je lui ai dis et elle l’a bien pris, c’était une erreur de la faire venir ici en sachant que tu allais revenir, j’espérais juste qu’elle serait repartie avant que tu ne rentre ».
« Et bien c’est réussi en tout cas regarde ton fils est déjà la… »
Sur ce chacun gagne son lit séparément désormais jusqu’au jour où…
Durant les cinq années suivantes, le couple vivaient comme il le pouvait, chacun essayant de faire de son mieux pour élever le petit.
Cela faisait désormais quinze jours qu’Elisabeth acceptais à nouveau de dormir avec Eric.
Vincent pendant toute ses années a été un enfant comme les autres, chouchouté par sa mère avec qui il occupait la même chambre.
Elle avait démissionné de son boulot pour pouvoir s’occuper pleinement de son fils, ce qu’elle faisait d’ailleurs à merveille.
Elle aimait passer ses journées avec, allé se promener au bois, faire ses courses, l’emmener chez des amies…
Pendant ce temps là Eric se trouvait souvent au boulot, à la manufacture de la ville, a mettre du vin en bouteille.
Le problème est qu’il ne le mettait pas simplement en bouteille…
Deux mois avant il avait arrêté de boire et elle avait donc accepté de rejoindre la chambre commune.
La vie était de nouveau devenue comme avant, il faisait à nouveau l’amour et Elisabeth passait moins de temps avec Vincent. Elle avait décidé de sauver son couple pour le plus grand bonheur d’Eric.
De plus elle savait très bien que dans quelques mois devait avoir lieu la cérémonie qui mettrait fin à leurs peurs et leurs doutes.
Le 30 septembre 1988, elle se trouvait avec Eric dans leur chambre douillette, qu’elle venait de retapisser avec des roses rouges en pensant à l’amour qu’elle avait perdu puis retrouver pour son mari.
L’été indien allé bientôt être remplacer par l’automne mais ils dormaient toujours nu pour l’instant.
Ce soir là Elisabeth avait quelque chose d’important à annoncer à son mari.
« Eric j’ai une grande nouvelle à t’annoncer »dit elle
« A oui quoi donc ? »
« Je suis de nouveau enceinte tu va être papa ».
« Mais c est formidable ma chérie, tu le sais depuis quand ?? »
« Depuis ce matin mais je voulais attendre d’être seul avec toi pour te l’annoncer ».
Eric s’approche doucement de sa femme et l’entoure de ses bras.
« C’est vraiment une bonne nouvelle, après t’avoir retrouvé je ne pouvais pas rêver mieux que d’avoir un second enfant »lui suc cure t’il à l’oreille.
Cinq minutes après il était en train de faire l’amour.
« Maman qu’est ce que tu fais »dit une petite voix qui provient de la porte.
« Merde qu’est ce qu’il fout la lui il ne dort pas encore à cette heure ci » dit Eric en se levant du lit en s’entourant de son drap.
« Allez viens Vincent ce n’est rien je vais aller te recoucher »lui dit sa mère.
A ce moment là, les yeux de Vincent, si bleu d’habitude croise ceux de son père.
Eric n’en reviens pas, les yeux de son fils sont complètements révulsé mais il sent quand même son regard sur lui et commence à se sentir mal.
« MAMAN NON POURQUOI TU M AIMES PLUS ?? »hurle Vincent.
Sa voix résonne dans la maison et à une consonance étrange.
Comment un petit garçon de cinq ans peut il avoir tant de rage dans la voix se demande Elisabeth.
C’est à se moment qu’Eric tombe et commence à être pris de convulsion.
Elisabeth s’approche de lui et tente de lui faire sortir la langue de la bouche pour éviter qu’il ne s’étouffe avec.
Pendant ce temps Vincent continue de hurler et là la maison commence à trembler.
« MAMAN LAISSE LE ET VIENT AVEC MOI » dit Vincent des sanglots plein la bouche.
Elle se lève donc à se moment là et coure vers son fils, tend la main et lui met une grosse gifle qui le projette contre le mur.
« Mais qu’est ce que tu fais, arrête ca tout de suite, tu ne peux pas faire ca ce n’est pas encore possible… »Lui dit elle.
Et la elle aperçoit Eric au pied du lit, du sang lui sortant des oreilles et du nez.
Elle tourne la tête en direction de son fils et ce qu’elle voit lui glace le sang.
Les yeux de son fils ne sont plus révulsé mais rouge comme les flammes de l’enfer.
Il la regarde calmement et lui dis toujours en sanglotant mais de la haine plein la voix.
« Moi qui croyais que tu m’aimais plus que lui, pourquoi tu as fais ca ».
Elisabeth n’arrive pas à répondre, sa voix reste coincée dans sa gorge comme bloqué.
Elle commence à avoir du mal à respirer et sent que le sol de la maison commence à trembler.
Elle essaie de bouger mais ses pieds sont comme bloqué.
Elle sent les murs qui commencent à s’effondrer autour d’elle, le plafond qui commence à s’effriter. Son mari se trouve déjà sous les décombres et est surement mort.
« Mais comment est ce possible ce demande t’elle ? ».
Elle aperçoit aussi son fils à la porte de la chambre qui ne bouge pas, qui se contente de la regarder.
Elle le voit s’évanouir mais il est trop tard, plus rien ne pourra les sauver.
Elle sent enfin un morceau de la charpente lui tomber sur la tête et lui transpercer la boite crânienne.
CHAPITRE DEUX : 15 ans déjà.
Coupure de presse parue le 1er octobre 1988 dans la Voix de l’Artois :
« Incident mystérieux hier au 15 rue des Glycines à Ames.
Hier soir vers vingt deux heures la maison de la famille Vaudrant à Ames s’est écroulé sur elle-même comme ci un micro séisme dont l’épicentre se serait trouvé juste sous la maison en était la cause.
Arrivé sur place les secours n’ont pu sortir des décombres que les corps carbonisés de Madame et Monsieur Vaudrant.
Un cours circuit du à l’effondrement serait la cause de l’incendie.
Par miracle, le petit garçon de la famille est sain et sauf.
Les pompiers l’ont sorti des décombres et il ne semble souffrir que de légères égratignures. Il a été transporté au centre hospitalier de Béthune et sera confié à un foyer en attendant de savoir si des membres de la famille souhaitent l’héberger. »
Vincent pli le soigneusement le petit morceau de journal et le remet dans sa boite en carton où il conserve tous ses souvenirs.
Cela fais maintenant dix ans que ses parents sont morts.
Après l’incident il a été placé dans un foyer pour orphelin car personne dans sa famille n’a souhaité le prendre.
De ses parents il ne garde que le souvenir de sa mère le chouchoutant toujours, lui racontant des histoires avant de dormir.
Aucun souvenir de son père ni du jour de l’écroulement de sa maison.
Comme ci ces moments avait été effacé de son cerveau d’enfant.
Puis un jour, alors qu’il avait sept ans, il a été accueilli par une famille d’Auchel.
Cela fait donc huit ans qu’il vit chez les Ortio qui le considèrent comme leur propre fils.
Sa nouvelle famille est composée de Véronique, sa mère adoptive, une femme de 45 ans, brune, toujours élégante, qui après avoir eu ses deux premiers enfants a su qu’elle ne pourrait jamais en avoir de troisième. Véronique travaille depuis toujours à la Mairie de la ville.
Ensuite viens Roger, âgé lui aussi de 45 ans, un homme sur de lui, costaud et qui lui est policier au commissariat d’Auchel. Le jour de l’incident c’est Roger qui est venu sur les lieux. Il a su deux ans plus tard que le petit était toujours en foyer et a proposé à sa femme de l’adopter.
Ensuite les deux enfants, Alexis, vingt ans et étudiant en droit à l’université d’Arras, et Caroline 17 ans étudiante en BEP comptabilité.
Sa mère avait toujours souhaité qu’elle fasse des études générales mais Caroline n’avait pas vraiment de gout pour les études à l’inverse d’Alexis.
Vincent lui été scolarisé au lycée de la ville, en seconde depuis 1 moi maintenant.
Aujourd’hui il s’était rendu après les cours avec Véronique au cimetière d’Ames afin de se recueillir sur la tombe de ses parents.
Ils avaient déposé une fleur et sans un mot avait regagné la maison.
En rentrant Vincent était monté dans sa chambre pour se remémorer ses souvenirs. Non, aucun, rien ne lui revenait de cette terrible soirée où ses parents étaient morts.
TOC TOC.
« Ouai ?? » dit Vincent.
Caroline entre dans la chambre. C’est une jeune fille brune, qui porte des lunettes, les yeux marron, élancé et très mignonne. Vincent s’est toujours bien entendue avec elle et la considère comme sa propre sœur.
« Tu viens le diner est prêt ? » lui dit Caroline.
Il se lève et descend rejoindre tout le monde à la cuisine.
Pendant le repas, Caroline lui demande s’il veut l’accompagner boire un verre ce soir à Ames, car son nouveau petit ami, un dénommé Jérôme habite la bas.
Les parents de Vincent ne font aucune objection à cette idée car après tout c’est le week-end et ils n’ont pas de raison de l’empêcher de sortir.
Après le repas, Caroline monte sur son scooter et tend un casque à Vincent.
« Allez direction Ames City »lança t’elle
Depuis qu’il a quitté Ames, Vincent n’y est retourné que très rarement pour prier sur la tombe de ses parents.
Ce soir là il faisait un peu froid, et Vincent et Caroline avait tous deux revêtus leurs doudoune pour que la fraicheur ne transperce pas leurs peau avec la vitesse du scooter.
Il passe par des petits villages, Cauchy, Ferfay et arrive enfin à destination.
Il passe devant un café où il ne semble pas y avoir grand monde à cette heure ci.
Au loin, Vincent aperçoit un groupe de quatre personnes réunis sous un abri de bus.
« Voila, on arrive », lui dit Caroline en relevant la visière de son casque.
Ils descendent tous les deux du scooter et un garçon d’environ 19 ans se précipite tout de suite dans les bras de Caroline.
« Ca va ma puce la route a pas été trop longue ? »lui demande Jérôme en l’embrassant ?
« Non ca va tiens je te présente mon frère Vincent. Jérôme – Vincent Vincent – Jérôme et la bas c est Ludo, Karl et Lucie » dis Caroline en pointant du doigt les différentes personnes concernées.
Vincent leur serre la main poliment sauf a Lucie à qui il fait la bise.
Au contact de sa peau, Vincent éprouve une sensation bizarre, un attirement soudain pour la jeune fille.
Il est vrai que Lucie est une belle fille, âgée de 16 ans, blonde, les yeux verts